Ce poste est ouvert aux ressortissants burkinabés uniquement.
INFORMNATION GENERALES
Le Burkina Faso fait face à une crise humanitaire de grande ampleur dû à l’insécurité et la violence. En 2024, 1 Burkinabè sur 3, soit 6,3 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, et environs 10 pour cent de la population, soit 2 millions de personnes se sont déplacées à l’intérieur du pays. Les conflits, les conséquences du changement climatique, les déplacements volontaires ou forcés entraînent des répercussions différentes sur les hommes, les femmes, les filles, les garçons et les groupes particulièrement vulnérables. Ces situations amplifient les vulnérabilités existantes et risquent de compromettre la réponse humanitaire en générale et l’accès des personnes aux besoins fondamentaux. Avec l’actuelle situation d’urgence dans le pays, la relation entre les acteurs humanitaires et les populations affectées est caractérisée par une extrême inégalité de pouvoir. Les risques d’exploitation et d’abus sexuels (EAS) sont donc amplifiés puisque les acteurs humanitaires sont perçus par les communautés comme les uniques détenteurs d’accès aux services de première nécessité. Le rapport de force inégal incite certains travailleurs humanitaires et certains membres des communautés qui interagissent avec les populations recevant de l’assistance à abuser de leur position de force, réelle ou prétendue.
La Protection contre l’exploitation et les abus sexuels (PEAS) doit être intégrée dans l’ensemble de l’organisation et de ses opérations, elle doit couvrir les aspects de prévention, de traitement des plaintes , met l’accent sur les survivantes et survivants d’EAS et se réfère au Bulletin du Secrétaire Général de l’ONU sur la PEAS, qui donne les orientations générale et demande notamment que le staff des organisations soit formé, rappelle les six principes fondamentaux et définit l’EAS comme une faute grave, constituant un motif de licenciement sans préavis.
La redevabilité envers les populations affectées implique la mise en œuvre de mesures visant à garantir que les organisations humanitaires partagent des informations pertinentes, fiables et opportunes sur les programmes via une communication bidirectionnelle, la participation des personnes affectées dans les décisions qui les concernent par le biais de processus consultatifs et inclusifs et l’existence de mécanismes de rétroaction sûrs, accessibles et efficaces au niveau communautaire. Toutes les interventions en matière de réponse humanitaire et développement, quelle que soit leur modalité (espèces, bons ou aide en nature, ainsi que fourniture directe de services) exposent les personnes à certains risques, notamment à des risques d’exploitation et d’abus. Les acteurs humanitaires doivent egalement veiller au prescrit du Protocole de l’ONU sur les allégations d’EAS impliquant les partenaires opérationnels (de mars 2018), qui rappelle que les organisations onusiennes ne s’associent pas avec des organismes qui ne parviennent pas à lutter contre l’exploitation et les abus sexuels par des mesures appropriées. A cet égard, il est important d’étendre l’évaluation de ses partenaires selon les 8 normes standard présentées dans le Protocole.
Une analyse effectuée en mars 2021 par l’équipe pays Humanitaire, Paix et Développement a mis en évidence des défis dans la lutte contre les inconduites sexuelles par les agents humanitaires au Burkina et, entre autres, le faible signalement des cas d’EAS via les canaux de signalement existants en raison du faible niveau de connaissance, des peurs et du manque de confiance au sein des populations, et de la multiplicité des systèmes en place, entre autres.
L’enquête PEAS 2022 réalisée au Burkina par le Système des Nations Unies auprès du personnel onusien montre également des lacunes importantes en matière de connaissances et de formation PEAS.
RESPONSABILITES/RESULTATS CLES ATTENDUS
Chaque Agence des Nations Unies a une formation obligatoire en ligne en matière de PEAS que tout nouveau staff doit accomplir à son arrivée. Cela n’est toutefois pas suffisant à assurer des connaissances à jour et contextualisées, pour que tout personnel puisse répondre à ses obligations en matière de PEAS au niveau individuel et puisse évaluer et atténuer les risques au niveau des interventions.
Enfin, afin d’intégrer la protection au cœur de ses interventions, le Système des Nations Unies a une Coordonatrice Interagence PSEA Advisor, qui coordonne la Protection contre l’exploitation et l’abus sexuels depuis juillet 2024. Il a été décidé de lui adjoindre un personnel national, qui puisse soutenir le travail initié notamment en matière de formation et renforcer les efforts vis-à-vis des communautés et des mécanismes de signalement de l’EAS.
Le/a Chargé(e) de la Protection contre les abus et exploitation sexuels travaillera au bureau des Nations Unies base à Ouagadougou et rendra compte à la Coordinatrice Interagence PSEA Advisor.
Formation et sensibilisation du Staff
Identification et mitigation des risques et réponse à la PSEA
Soutien à la Coordinatrice Interagence PSEA Burkina Faso
Effectuer toutes autres tâches selon la demande du superviseur.
Le titulaire exécute d'autres tâches relevant de son profil fonctionnel et jugées nécessaires au bon fonctionnement du Bureau et de l'Organisation.
Supervisory/Managerial Responsibilities: Non
COMPETENCES
Compétences corporatives :
People Management
UNDP People Management Competencies can be found in the dedicated site.
Compétences fonctionnelles :
Business Direction & Strategy
Business Development
Partnership management
Agenda 2030: Prosperity
Agenda 2030: People
Ethics
QUALIFICATIONS
Formation:
Expérience professionnelle :
Langues requises :
Disclaimer:
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Sexual harassment, exploitation, and abuse of authority
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Probation
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Right to select multiple candidates
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